Lundi
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Pierre Naveau
, "La psychanalyse et la question de la jouissance"
La question de la jouissance, que pose la psychanalyse, concerne le rapport entre la parole et le corps. "Ce n'est que de la parole que procède la jouissance, celle que l'on appelle (la jouissance) sexuelle Š", a pu dire Lacan. Dans la leçon du 2 décembre 1971 du Séminaire XIX, Lacan avance ainsi que, pour la psychanalyse, "tout dépend de ce point-pivot qui s'appelle la jouissance sexuelle" et précise, à cet égard, que l'articulation, dès lors incontournable, entre la jouissance sexuelle et la castration "date de l'émergence, historiquement récente, du discours psychanalytique". Relativement à cette "émergence", Lacan soutient la thèse selon laquelle "il n'y a pas une interprétation qui ne soit faite pour donner, à quelque proposition (énoncée) qu'on rencontre, sa relation à une jouissance". Lacan ponctue, alors, l'exposition de cette thèse forte en soulignant que c'est la parole "qui assure, à cette relation à la jouissance (ainsi mise en lumière), la dimension de vérité". Des questions, dès lors, se posent : Qu'est-ce que la jouissance ? Qu'est-ce que la castration ? Qu'est-ce que la vérité ? Pour répondre à ces questions à partir de notre lecture du Séminaire XIX qui s'appuie sur l'aphorisme "Y a d'l'Un", il faudra en passer par la logique et la philosophie, en particulier par Les fondements de l'arithmétique de Frege et par le Parménide de Platon.
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