Enseignements fondamentaux Etudes approfondies Section clinique
 
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Lundi , 12:00 - 15:00 - Clotilde Leguil , "Le statut lacanien de la parole en psychanalyse"

A partir du texte fondateur de l’enseignement de Lacan, Fonction et champ de la parole et du langage en psychanalyse de 1953, nous analyserons le statut de la parole en psychanalyse et ses enjeux pour la redéfinition de l’inconscient freudien, en en mesurant la portée au XXIe siècle pour contrer les nouveaux paradigmes scientistes de l’humain. Nous verrons comment Lacan a lui-même infléchi sa conception de la parole en même temps qu’il a remis en question la souveraineté de l’ordre symbolique pour faire valoir la dimension de répétition et de tournage en rond de la parole adossée à la pulsion. Nous montrerons en quel sens l’opposition inaugurale entre parole pleine et parole vide s’efface alors au profit d’une mise en lumière de ce qui se satisfait via le signifiant et ses effets sur le corps du parlêtre. Nous pourrons rendre compte de ce parcours du point de vue de la cure elle-même, qui au fur et à mesure de ses avancées, confronte celui qui parle à ce qui relève d’une exigence pulsionnelle et non plus d’une recherche de vérité sur l’être.

Lundi , 15:00 - 18:00 - Pierre Naveau , "La psychanalyse et la question de la jouissance"

La question de la jouissance, que pose la psychanalyse, concerne le rapport entre la parole et le corps. "Ce n'est que de la parole que procède la jouissance, celle que l'on appelle (la jouissance) sexuelle Š", a pu dire Lacan. Dans la leçon du 2 décembre 1971 du Séminaire XIX, Lacan avance ainsi que, pour la psychanalyse, "tout dépend de ce point-pivot qui s'appelle la jouissance sexuelle" et précise, à cet égard, que l'articulation, dès lors incontournable, entre la jouissance sexuelle et la castration "date de l'émergence, historiquement récente, du discours psychanalytique". Relativement à cette "émergence", Lacan soutient la thèse selon laquelle "il n'y a pas une interprétation qui ne soit faite pour donner, à quelque proposition (énoncée) qu'on rencontre, sa relation à une jouissance". Lacan ponctue, alors, l'exposition de cette thèse forte en soulignant que c'est la parole "qui assure, à cette relation à la jouissance (ainsi mise en lumière), la dimension de vérité". Des questions, dès lors, se posent : Qu'est-ce que la jouissance ? Qu'est-ce que la castration ? Qu'est-ce que la vérité ? Pour répondre à ces questions à partir de notre lecture du Séminaire XIX qui s'appuie sur l'aphorisme "Y a d'l'Un", il faudra en passer par la logique et la philosophie, en particulier par Les fondements de l'arithmétique de Frege et par le Parménide de Platon.